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Cela fait un bon moment que je n'ai pas chroniqué un roman... Manque de temps ou manque d'envie. Même si certaines de mes dernières lectures étaient sympathiques, je n'avais pas grand chose à en dire. 

Et je tombe sur Requiem ! J'en avais lu et entendu beaucoup de bien. J'ai voulu vérifier par moi-même que sa réputation n'était usurpée, complaisante.  

J'espère que l'auteur ne m'en voudra pas, mais pour en parler, c'est naturellement que me viennent les mots tels qu'il les propose dans le livre. Alors, en toute modestie (et surtout parce que ça m'amuse), car je n'ai pas la culture sanantonienne ou audiardesque de Stanislas Petrosky, je me lance avec jubilation dans un plagiat stylistique qui, je l'espère, vous donnera envie de découvrir Requiem.

Allez, c'est parti !

"Le héros du bouquin, c'est le père Estéban Lehydeux. Et quand je dis "le père", n'y vois pas un effet de style. Estéban, il est curé ! Prêtre exorciste pour être plus précis. Et des curetons comme celui-ci, tu peux me croire, tu n'en as jamais croisé. Ah oui, faut que je te précise aussi, tout au long du bouquin, cet enfoiré de Stanislas va te prendre à partie. Et tu vas te faire arranger dans les grandes largeurs, crois-moi ! Comme il trouve que son blase n'est pas raccord avec ses activités, Estéban se fait appeler Requiem. C'est vrai que direct, ça en impose et pas que chez les démons. Eh oui, comme tout exorciste qui se respecte, Requiem traque le démon. Tu peux oublier les crucifix et les gousses d'ail, petit joueur. Ce curé là, il se trimballe un calibre maousse : un Desert Eagle. Tiens, en passant, si tu veux en savoir un peu plus sur ce calibre, je te conseille la lecture de Travelling 357 de ton serviteur. Et en parlant de calibre, ce flingue n'est pas le seul qu'il sort à tour de bras... Le Requiem, il traque aussi le démon entre les cuisses des jeunes et jolies femmes. C'est d'ailleurs à cette occasion qu'il se retrouve mêlé à une embrouille pas piquée des cafards et il est confronté à une équipe de tordus de la pire espèce. Des démons, mais bien vivants ceux-là. Des bons gros pervers, si répugnants que tu attends avec impatience le moment où Estéban va leur donner l'extrême onction. Tu peux compter sur l'auteur pour ne t'épargner aucun détail, aussi bien pour les scènes où le curé s'adonne au péché de chair que quand cette même chair explose sous une bastos de 50. Ajoute à ça : des répliques dignes d'Audiard (vraiment), la Mustang de Bébel dans Le Marginal, un étalage de bibines à faire pâlir Stéphane Bourgoin, une préface de Nadine Monfils, et tu as un petit aperçu de ce qui m'a scotché à ce bouquin.

Alors ? T'as pas envie de faire la connaissance de ce curé ? Si, hein ! Eh bien, te prive pas, c'est en vente libre chez Lajouanie et si t'accroche (ce qui ne fait aucun doute), la suite vient de paraître ! (Dieu pardonne, lui pas !)"

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